La sécurité thérapeutique
Quels impératifs pour la maîtrise optimale du risque thérapeutique ?
22.12.2016
Pour Jean-Marie Januel (École des hautes études en santé publique, Université Sorbonne Paris Cité), « il existe une augmentation des effets indésirables, en particulier les EP, les thromboses veineuses, les accidents de ponction, les infections sur cathéter, les ulcères de décubitus…, mais il y a un mauvais reporting qui crée des biais, dont une sous-évaluation des erreurs liées aux soins. L’analyse des dommages est rétroactive. On note une hétérogénéité des mesures des événements indésirables, liée aux types de données (revue dossier-patient…) et la diversité des profils des observateurs (médecin, infirmière) est responsable d’une très mauvaise concordance des mesures. Certains biais sont liés en partie à la crainte de la mise en évidence des responsabilités individuelles et aux conflits d’intérêts. » Les professionnels de la production des soins doivent-ils être les évaluateurs ?
Pour le Dr Mario Di Palma, oncologue (chef du département ambulatoire, Gustave Roussy, Villejuif), « il faut rendre accessible, en temps réel, l’expertise technique pour les professionnels de premier recours, maintenir les liens avec les patients, faire circuler l’information en temps réel de façon bilatérale. Cela passe par des structures de coordination hospitalière et ville (plateformes territoriales d’appui). Un système d’information efficace (outils de communication, télémédecine, systèmes experts) est nécessaire ».

